J’étais prévenue…

Ne fais pas ça m’a t-on dit… Non, ne replonge pas ai-je entendu…  Mais la drogue est tellement puissante. J’y ai goûté, il ne le fallait peut-être pas, elle dépasse désormais la pensée de mon esprit. La passion prend le dessus et j’ai replongée… La soirée s’annonçait fabuleuse et elle le fût.

Certainement une des plus jolies des deux dernières année réunies. On commence par chanter à tue tête dans le salon. On prend le temps de rire et de se prendre pour des super stars des années qui n’ont pas existé. On s’amuse, on prend la pose, on s’amuse encore, on boit. Je vis le moment présent et j’en apprécie chacune des secondes qui s’écoulent, comme s’il s’agissait des dernières. Une sensation si belle.

Second round, place à nos talents de danseurs professionnels. Salsa, madison, rock acrobatique, tout est passé en revue. C’est l’éclate, entre deux pas de danse, je prends un plaisir fou à respirer son odeur, si particulière plus qu’enivrante, je me sens si bien… C’est pourtant à ce moment précis que tout bascule. Cette délicieuse sensation est un copieux mélange de joie ultime et de tristesse insoutenable. Bien entendu, porter par l’instant, je n’ai pas vu ça comme ça. J’ai simplement pris un plaisir immense à respirer à pleins poumons, comme si ces inspirations aller m’enivrer pour toute la vie (certainement, oui, mais pas comme le comte de fée que je me créé).

Place ensuite au bain de minuit… Nous voilà plongé dans l’eau bouillante du jacuzzi. Lumière tamisée, musique douce, tête et âme légères. Un paradoxe avec mon cœur qui bat si fort et mon être tout entier qui tremble. Des fleurs poussent partout dans ma tête, c’est fort, c’est vivant et merveilleux. La suite restera mon vrai jardin secret, puisque de toute façon, aucun mot n’est assez joli pour décrire ces instants.

Et puis, malgré cette extase, ce sentiment de liberté, cette sensation de flotter, hors de la terre… le jour s’est levé. Avec deux heures de sommeil tout au plus, place à la réalité. Après avoir passé un an à me sevrer, me voilà de nouveau accroc, possédée, folle alliée. Il est en moi, il a plus d’influence sur moi que mon propre « moi, surmoi et ça » réunies. Cette drogue à laquelle j’avais pourtant renoncer vient de me pulvériser. Intérieurement je suis touchée, je ne pourrais certainement plus revenir en arrière. Moi qui pensait avoir la capacité de maîtriser mon âme et mon cœur, foutaise !

Je compose délicatement avec ces nouveaux souvenirs ancrés au plus profond de moi. Pour cette fois et jusqu’à la prochaine prise, je resterai avertie.  en gardant en tête l’idée de rester vivante sans lui.

Tout le monde semblait savoir à quoi je devais m’attendre. Et même moi j’en étais consciente.

Mais oui alors

Quatre semaines plus tard je relis ce texte encore non publié… Heureusement, entre temps, j’ai récupéré quelques neurones ! Condensé de l’histoire avec ce petit recul….

Non pas une des plus belles soirées mais un joli moment oui (je ne peux pas le nier, j’assume). Il faut tout de même aimer être un bout de viande sans cerveau à qui on raconte des tas de belles histoires autant mignonnes qu’insensées dont la moitié n’est probablement pas pensée (la moitié c’est pour me rassurer).

Cette dernière soirée m’a finalement vacciné (incroyable mais vrai). Mon cher et tendre ex, tu ne m’auras plus ahah ! Même pas énervé ni aigri puisque… j’étais prévenue ! Ton regard sur moi a changé et j’en ai fais de même. Faire parti de tes (nombreux) CDD renouvelables à l’infini sans aucun espoir de devenir ton CDI, avec la possibilité d’être viré sans explications ni raisons particulières, ça m’attire au moins autant que d’entendre tes douces paroles quand tes yeux clignotent « je suis en train de te mentir ».

A coup de « je t’aime mais… », « j’aime tellement être près de toi » ou « tu es tellement exceptionnelle », tu m’as bien eu.
– Tu m’aimes mais à ta façon, elle est trop loin de la mienne.
– Tu aimes surtout profiter de mon coeur de meule président pour mieux me plonger sous tes draps.
– Je sais, je suis exceptionnellement débile quand tu t’approches de moi, évitons-nous si tu veux bien…

Ta présence ne m’est finalement pas indispensable (génial, je vais bien) et je dirais même que maintenant, je me sens libérée (si ce n’est pas formidable). Je me remercie d’être allée au bout des choses, le livre est enfin terminé. Un souvenir gravé mais auquel on est plus obligé de penser 😉

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