Et si tout se résumait à quelques cases…

Amour, travail, argent… Au delà des contes de fées où tout arrive par enchantement et de la trouvaille permanente de solutions idéales, il y a ce qu’on nomme, la réalité. Non, l’homme parfait n’existe pas, le destin qu’on nous susurre dans le creux de l’oreille et qui résonne comme une évidence non plus (enfin, en règle générale). Arrive alors une question essentielle, quel est notre but, celui qui nous ressemble, qui nous correspond ?

Les cases

1. Le but des gens calmes, des gens trop équilibrés se trouve dans la case numéro un.

La case une, c’est la case des gens stables (mais vraiment très stables). Pour eux, le but se résume généralement à « maison, travail, vie de famille ». Alors évidement, avec ces quelques mots, cela semble plutôt féérique. La réalité est pourtant proche d’un ennui total (pour une personne comme moi).

Un couple par dépit, par habitude où la première personne qui se présente (et qui correspond un minimum, avec les mêmes attentes) sera l’être élu. Une vie quasiment tracée. Un travail plutôt normal, souvent stable dans lequel on ne se sent ni trop bien, ni trop mal. Pas de piquant, pas de mordant, juste le « bien être » rassurant d’un foyer et d’un boulot… Bienvenue dans la stabilité.

Côté travail le « stable » ne change pas. Il a beau être sous payé, exploité, avoir des horaires qui ne lui conviennent pas et/ou ne pas aimer ce qu’il fait, il reste. Il râle mais il reste. Prise de risque proche de zéro. Le vrai stable cumule généralement famille et travail dans cette même case.

Personnellement, la plupart de ces couples me font gerber. Je les regarde sans jamais les envier, une vie synonyme de supplice intolérable. Évidement, tout ceci en acceptant que cela leur convient à merveille (et heureusement). Mais comme ce serait une mort anticipée et que je ne pense pas être la seule dans ce cas (Je ne suis pas la seule hein ?) … la case 2 fait son entrée.

2. La case 2, c’est celle de la passion et de l’intensité. Celle où la vie est un défi, un jeu puissant et enivrant. Prendre des risques, vivre à 2 000 kilomètres à la minute, la tête tiraillée entre la lune et les étoiles. Une vie où chaque jour devrait durer une semaine pour avoir le temps de profiter et décrypter l’ensemble des émotions qui découlent des événements d’une journée.

Sans cesse à la recherche de nouveau, de rêves plus doux, de défis plus grands, que ce soit dans le travail, dans les loisirs ou en amour. C’est dynamique, ça bouge. Le vrai passionné a du mal à stabiliser ses sentiments (tout comme sa vie), il aime partir à la conquête de nouvelles aventures.

Autant heureuses que malheureuses, les émotions prennent des proportions incroyables au quotidien. C’est beau, c’est vivant et dangereux. Tout plaquer, tenter, expérimenter, tant de mots qui fusent sans arrêt. C’est construire pour mieux détruire et recommencer. C’est tomber 100 fois et se relever 101.

Une chose est certaine, c’est épuisant, physiquement et/ou moralement… Une multitude de possibilités s’offrent alors au passionné.

– Rester un passionné, coûte que coûte.
– Suivre un chemin moins sinueux en se fiant à une réflexion simple : « comme la passion éternelle n’existe pas, au moins, recherchons un ennui agréable », soit un charmant retour à la case 1.
– Trouver un équilibre impossible en suivant une citation de Mark Twain, je cite, « ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait ». Comme je l’ai dit dans un précédent billet, un passionné, ça rebondit plus vite que sur un trampoline et sa quête de la case trois reprend toujours à temps.

3. La case 3 demande de la réflexion, de la remise en question (et souvent beaucoup de temps). C’est la case de l’épanouissement, de la plénitude.

Trouver et faire des étincelles tout en gardant le feu allumé. Prendre des risques réfléchis et mesurés afin d’obtenir un emploi riche en émotions (et en euros…). Prendre le temps de se connaître afin de construire par la suite une vie à deux heureuse (et non subit, voir case 1). Avoir des loisirs et une vie sociale qui complètent cet état de bien être.

[Parenthèse sur la vie de couple.] Pétiller avec l’être aimé ou pas d’ailleurs. Parce que la vie à deux quand sa moitié est la mauvaise pièce du puzzle, c’est retourner à la case 1. Certes il est plus facile d’enfiler une couette à deux comme Florence Foresti l’explique si bien dans son sketch mais au fond, il est sûrement préférable de passer quelques minutes supplémentaires à se tortiller tel un asticot mathématicien recherchant la formule la plus logique pour que la couette (supposée être adaptée à la housse) cessent de faire des bosses… pour qu’une fois en place, son lit devienne un endroit ou on se retrouve à l’aise, pour un sommeil paisible et sans contraintes.

Pour résumer, la case 3, ce n’est pas la recherche du bonheur mais le bonheur lui même, seul ou à deux, avec un emploi sympa et des projets fabuleux. C’est l’harmonie avec soi même. L’instant où son âme, son cœur et son cerveau sont d’accord.

Le bonheur

Comme un dé a trois face, ça n’existe pas et que malgré nos ressemblances, nous sommes bien différents, il y a plus de 3 cases.

Je nomme la case 0 (le chiffre 0 lui va mieux que le 6 à mon goût), la case qui arrive après l’échec, le « drame », la grosse rupture ou le licenciement. Celle ou on ne sert à rien. On est de toute façon trop bête et moche pour s’en sortir. Bien entendu, il est primordial de reprendre rapidement confiance et sortir de cette foutue case.

La case 4 pour les miraculés qui sans forcer se trouvent face à un destin incroyable, un travail épanouissant qui rapporte gros. L’être aimé qui tombe du ciel, des passions qui leur réussissent (ces gens sont bien entendus très talentueux). Pour couronner le tout, ils sont agréables à regarder et ont un bon fond.

Si vous faites partie de cette case, merci de m’informer sur un point : trop de bonheur rend-il les gens vides de sens ? Je veux bien la formule de la potion magique en tout cas !

La case 5 englobe quant à elle tous les névrosés, les cas inclassables et incompréhensibles dont je fais quelques fois parti 😉 . Ils sont à la fois un mix de tout et un mix de rien. Un peu perdu, mais peut être pas. Finir en case 5, c’est un peu angoissant, il vaut mieux relancer le dé rapidement.

Nous arrivons aux 6 faces du dé, chacun peut le lancer plusieurs fois par vie, ça serait dommage de s’en priver ! Tu penses tomber sur quel chiffre cette année ? 

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10 réflexions sur “Et si tout se résumait à quelques cases…

  1. Vu que je suis actuellement partagé entre les cases 2, 3 et 5, je pense que je suis bien névrosé ! Mais j’aime bien 🙂 En 2013, je me vois bien mixer 2 et 3 !

  2. Clairement 5 l’année dernière et je tends vers la face 3 saupoudrée de 1 (ce serait bien d’arrêter de changer de job tous les 6 mois) et de 2 (parce que c’est mon moteur qui carbure à la curiosité, à la découverte)

      • Pas eu l’occasion de parler boulot encore. Ca a commencé perso, dev perso, photo et boulot ça viendra certainement…
        Mes motivations ont été financière au début, ça a nécessité deux reprises d’études (car il te faut des diplômes dans notre cher pays) et maintenant j’ai tendance à changer dès que je m’ennuie ou dès que je n’apprends plus rien… Bon c’est aussi mon secteur d’activité qui veut ça aussi, ça aide à changer souvent.
        Si tu veux vraiment en savoir plus, on peut échanger par mail…

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